Aimer le sport…

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Avant, je détestais le sport. En fait je l’exécrais. A 5  ans, ma mère m’a forcée à aller à un cours de gym, on m’a marché sur le pied, j’ai pleuré, on m’a dit « oh toi t’es vraiment pas sportive hein… ». Voilà, à cause d’un pied écrasé, j’étais déclarée nulle en sport. J’ai donc choisi la musique comme activité et j’ai décrété que je haïssais le sport.

Seule la semaine de ski annuelle me faisait kiffer car je ne considérais pas ça comme du sport. Et puis à 11 ans, premier jour, piste fermée, on m’oblige à descendre quand même et paf, entorse du genou. En revenant au collège avec des béquilles, ma prof d’EPS, fine pédagogue, m’assène : « C’est normal que tu te sois fait mal, tu es nulle, les gens nuls en sport se font mal dès qu’ils essaient d’en faire un peu. »…

La luge, une valeur sûre…

Inutile de préciser que les années d’EPS qui ont suivi ont été de véritables heures de torture, du genre boule au ventre et grosses angoisses. J’ai bien essayé l’équitation, mais je me suis fait virée de mon club : je refusais de passer mes « galops » et de participer aux compétitions. Du coup, ça faisait baisser les bons résultats de ce petit club de notables provinciaux… Ah oui parceque j’avais développé une véritable aversion pour l’esprit de compétition par la même occasion. Pour moi il y a un vrai problème dans « l’éducation sportive », un enfant qui fait du sport ne peut pas le faire pour lui, pour se dépenser, il doit forcément rentrer dans un processus de compétitions, de résultats… Comme si on allait pas s’en manger toute notre vie du devoir de résultats et de la compétition !

Donc le sport et moi, on s’aimait pas. Forcément, récemment, ça a commencé à se voir. Afin de retrouver une estime de moi correct, je me suis donc forcée à faire de la gym suédoise. Et à ma plus grande surprise j’ai aimé ! L’ambiance était cool, pas de compétition, des profs sympas, une heure où on se dépense à fond, ça fait mal mais ça fait du bien. Il y a également eu le 10km de Paris dont j’avais parlé ici.

Et puis surtout j’ai un amoureux qui aime énormément le sport, et il a changé le regard que j’en avais. Maintenant, le sport, pour moi, c’est le dépassement de soi, la fierté d’avoir atteint un objectif difficile. Je me surprends à regarder Intérieur Sport, la force physique et surtout psychologique des sportifs m’émeut.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parceque je suis tombée sur l’article d’Osmany sur la nouvelle campagne Asics. Elle reflète parfaitement tout ce qui fait que j’aime désormais le sport :

Je suis également très touchée par l’histoire d’Emmanuel Gault, qui pratique l’ultra-trail (comme mon oncle, super fort ! ^^) (un jour, je ferai un ultra-trail, un jour) :

Je vous invite également à lire l’article de Suchablog sur Kilian Jornet, un coureur complètement hallucinant et à regarder l’émission d’Intérieur Sport qui lui est consacrée.

Bref, tout ça pour dire que, maintenant, même si c’est dur la plupart du temps, que j’ai toujours du mal à enfiler mes baskets pour aller courir, j’aime le sport. Parceque, en fait, le sport c’est beau.

Prochain objectif : 10 km en 1h05 (y’a du boulot : entre temps je me suis fracturée le coccyx et que j’ai arrêté le sport pendant 4 mois).

(c’est ma photo motivation-je-peux-le-faire)

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J'aime surfer, lire des romans historiques, les singes, prendre des gens en photo, l'escalade, voyager, manger, cuisiner, les Belges, rêver, les feux de cheminée, Pierre Rabhi, la bande dessinée, chanter, mes amis, mon Nikon FM2, travailler.

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