Chloé prend le large d’Elodie Sueur-Monsenert

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J’ai découvert via le blog Our age is 13 un très beau projet qui fait du bien à regarder : Chloé prend le large. C’est l’histoire de Chloé, comédienne, qui se prive depuis des années pour être mince, et puis un jour, elle décide d’arrêter, redevient un peu ronde et commence à s’accepter… Le film raconte très brièvement comment elle apprend à s’accepter.

La réalisatrice, Elodie Sueur-Monsenert est photojournaliste, son approche est donc avant tout documentaire. Je ne trouve pas ses photos spécialement belles mais j’aime ce qu’elle nous raconte. Le discours de Chloé sur la transmission de l’image féminine est très intéressant.

Je vous avoue que je n’avais jamais eu de problème avec mon poids, à part quelques petits complexes, comme tout le monde. Mais depuis quelques temps, je suis un régime, pour perdre 4 kilos, 4 petits kilos avec lesquels je n’arrive pas à vivre (et que je ne parviens pas à perdre). Je n’arrive pas à accepter que mon corps ait changé depuis mon adolescence…  Pourtant j’ai 27 ans, c’est un peu normal en même temps… Alors ce film me parle particulièrement…

© Elodie Sueur-Monsenert

Mais c’est difficile, et Chloé explique très bien cette ambivalence, on a envie de s’accepter comme on est, peut-être aussi pour montrer aux autres qu’on est forte, mais il y a toujours cette image nauséabonde de femme « parfaite » qu’on voit partout, et à laquelle, quelque part on a envie de ressembler… Parceque, bêtement, on se dit qu’on plaira plus à son mec avec des gros seins, des fesses musclées et un ventre plat… Est-ce que c’est vraiment le cas ? Et si oui, il serait pas un peu superficiel ?

Je pense tout haut, mais voilà, j’aime bien le projet Chloé prend le large et je serai ravie de connaître votre ressenti sur le sujet, parceque je pense que c’est ensemble qu’on pourra peut-être faire un peu avancer les choses et qu’on arrêtera de nous faire passer des gamines de 14 ans pas encore formées pour des « corps de rêve »… Et puis bordel, que c’est bon de manger !

© Elodie Sueur-Monsenert

Et si vous êtes à Paris ce week-end, Elodie Sueur-Monsenert expose son travail au Festival Théâtre de Verdure, samedi à Vincennes. Les infos sont sur le site de son collectif : Essenci’Elles.

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J'aime surfer, lire des romans historiques, les singes, prendre des gens en photo, l'escalade, voyager, manger, cuisiner, les Belges, rêver, les feux de cheminée, Pierre Rabhi, la bande dessinée, chanter, mes amis, mon Nikon FM2, travailler.

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  1. C’est marrant je suis comme toi, je n’aime pas vraiment les photos mais j’ai pourtant adoré cette petite vidéo. Moi qui suis si jeune avec mon petit 34/36 je n’y pense pas à mon poids, mais ça m’arrive des fois de me dire que je vais être canon plus vieille avec deux ou trois tailles de plus :)

  2. J’aime beaucoup ce billet. Et j’aime aussi le projet (même si j’ai pas forcément aimé le petit film).

    Le sujet me touche bien sûr beaucoup, et c’est dur de mettre des mots sur ce que je ressens mais je vais essayer!
    Jusqu’à 17 ans, j’ai jamais eu de problème de poids. Très sportive depuis toujours, j’ai jamais été mince, certes, mais je n’ai jamais été grosse. Et puis forcément, puberté (tardive, donc, pour moi) le corps change, j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter (d’autant que ma mère est au régime continu depuis que je suis née, je crois, donc niveau modèle, bon, c’est pas forcément le plus sain).
    Bref, tout ça a entraîné d’une manière ou d’une autre l’anorexie, et même si je suis pas « fière » de ça, je sais que c’est de cette façon là que j’ai appris à connaître mon corps et à accepter le fait que je ne serai jamais mince, de la même manière que je n’aurais pas les yeux bleus, que je serai myope et que je chanterai faux à vie.

    A l’hôpital, on avait pas mal de séances de kiné dans lesquelles on ré-apprenait à se connaître. Un exercice m’a particulièrement marqué, il consistait à se faire tracer la silhouette sur une grande feuille de kraft. On devait ensuite découper notre silhouette, et l’accrocher à hauteur d’oeil pour voir ce qu’on était « en vrai » et pas dans un miroir, comme ça, de manière brut.
    Épreuve difficile, mais quand tu pèses 35kg pour 1m65, et que tu te trouves grosse dans un miroir (coucou) , le fait de voir une sorte de squelette en papier kraft produit un életrochoc assez fort.

    La deuxième étape consistait à habiller cette silhouette, bon, là, c’était un peu moins fort comme sensation, mais c’était quand même intéressant, de commencer à ré-habiter en quelque sorte notre corps, mais de manière indirecte, puisque sur le papier kraft.

    Bref.
    Voilà, je suis donc perdue dans mes réflexions.

    Tout ça pour dire que je crois que j’ai à peu près réussi à comprendre que mon corps sera toujours plus fort, parce qu’il fonctionne ainsi, et que même si je me prive de manger pendant un certain temps, il y aura forcément un moment où il finira par gagner, parce que la nature, sa mère la pute, est comme ça.
    Alors évidemment, je n’y arrive pas toujours, il a encore trop souvent des journées où j’évite soigneusement les miroirs, où les boyfriend jeans sont mes amis, et où je me promets que je vais perdre ces 4 kg que je n’aime pas, etc etc.
    Parce qu’il y a aussi ce truc avec les mecs. Je suis très exigeante (je me demande plus trop pourquoi je suis célibataire chronique) et du coup, je me dis que si je suis exigeante, les mecs en face le seront aussi, et si je ne suis pas moi même en accord avec l’image que je veux donner, ça marchera pas.

    Bon, y’a encore du boulot, donc, mais je trouve que c’est intéressant, quand même, ces réflexions.

    (Ca me fait penser à la chanson d’Ariane Moffatt, que je n’aime pas, mais que je trouve très juste, Mon corps)

  3. Je suis d’accord ! J’adooore manger ; ) Quant à cuisiner des patisseries pfff, c’est trop top alors comment veux tu être mince ensuite ?! :)

  4. Aliénor 27 juin 2012

    Je suis d’accord avec toi, les photos ne sont pas particulièrement belles mais il me vient une idée. Peut-être que c’est l’effet même requis, les photos sont brutes, le personnage n’est pas maquillée la plupart du temps. Les photos sont comme nous, et notre corps, elles ne sont pas forcement belles, mais c’est justement ce qu’elles représentent qui fait la beauté de cette vidéo.
    Ce n’est pas très clair, mais ce que je veux dire c’est que ce film est beau non pas par ses photos mais par son récit, ce qu’il représente et ce qu’il symbolise. Et notre corps lui non plus n’est pas seul représentation de nous il y aussi notre âme, ce que l’on est et c’est bien ça le plus important.
    Ces photos sont simples, et changent de toutes les photos retouchées, et je pense qu’on doit comprendre que ce n’est pas en « retouchant » notre corps via des régimes ou du botox que nous nous aimeront plus, et qu’on nous aimera plus puisqu’au contraire on ne se retrouvera plus dans ce corps et on se refermera, à la quête d’un corps parfait qui n’est pas le notre.
    Merci de m’avoir fait découvrir ce projet vidéo, il permet de vraiment se rendre compte que l’on est pas seule à se comparer sans arret aux canons de la mode.

  5. Delphine 27 juin 2012

    J’ai écris un super long texte que je voulais poster en commentaire.
    Mais je crois que je n’ai pas encore le courage de vraiment parler de ça alors je vais faire court :

    J’ai beaucoup de choses à changer chez moi et je ne parle pas de mon poids. Je pense qu’il faut que je commence par ma tête.
    Je suis aussi au régime en ce moment. Mais un régime beaucoup moins strict que ceux que j’ai suivi auparavant. J’ai un parcours hyper classique également : 10 ans de sport à haut niveau + un amour inconditionnel de la bouffe Puis arrêt = 15 kg en plus en 4 ans.
    J’aimerais pouvoir dire que je m’accepte comme je le suis mais c’est faux.
    Je me trouve laide et encore plus depuis que je vis à Paris. Je n’y vois que des filles minces et bien habillées. Et même si je n’ose pas l’avouer et que j’en ai honte, j’aimerais leur ressembler…
    J’ai encore beaucoup de chemin à faire, mais ton article me redonne de l’espoir.
    c’est un peu décousu mais ça fait déjà du bien de « coucher sur papier » ce que je ressens.
    enfin bref merci quoi !

  6. Etant un chouille plus vieille, ayant eu aussi des rapports disfonctionnels avec mon corps du type je grossis, c’est une carapace douillette pour éviter les autres versus j’arrête de manger parce que je veux contrôler mon corps, à un moment, on arrête de lutter, de se battre contre soi. De se dire surtout qu’on a qu’une seule vie et cette vie là, ça n’est pas les autres qui vont la vivre, et qu’au final les autres, on s’en fout.
    Du coup, le fait de lacher un peu de lest, ça permet aussi de se dire qu’il faut arrêter de voir la nourriture comme un doudou ou une punition ou tout autre chose, mais la prendre pour ce qu’elle est : quelque chose qui nourrit ton corps.
    Ma mère est obèse, de cette obésité qu’on dit morbide. A 58 ans, elle s’est fait poser un nouveau genou parce que ses articulations ne supportent pas son surpoids. Dans quelques années, elle fera changer l’autre. Elle a fait un régime WW il y a quelques années et avait perdu 35 kilos et elle allait beaucoup mieux tant physiquement que mentalement. Mais là avec la reprise de tout ce poids, elle est dépendante physiquement de mon père, elle ne fait plus rien alors qu’elle a facile encore 30 ans à vivre.
    Je ne veux pas être comme ça, mais je ne veux pas aller dans l’extrême non plus.
    Le juste milieu, c’est aussi apprendre à manger sainement et sans se priver : je prends le temps de me faire des gamelles le midi avec des règles basique d’équilibre alimentaire : féculent > légumes > protéine animale et les produits laitiers > et le gras.
    En lâchant un peu de lest, j’ai réussi à perdre un peu parce que j’ai aussi fais la part des choses entre je mange parce que je m’ennuie et je mange parce que j’ai vraiment faim.
    Ecouter son corps, c’est hyper important. (et dite vous que vous allez devoir supporter votre corps pendant longtemps, faut aussi parfois se regarder avec bienveillance, ça ne fait pas de mal :))
    Les régimes c’est parfois nécessaire, mais il faut voir si les sacrifices de l’assiette en valent vraiment la peine…

    (ouh ce commentaire il est tout brouillon, mais c’est pas grave :))
    Du coup, je like complétement le projet ^^

  7. ce qui est sur, à la lecture des commentaires précédents, c’est que ce projet touche et pousse à la reflection!

  8. Céline 27 juin 2012

    Je suis par excellence LA fille qui a un pb de poids. Et je pourrais en écrire des lignes et des lignes. Et oui, ce serait d’autant plus chouette de réussir à s’accepter tel que l’on est: encore faut-il réussir à faire la part des choses et aller bien dans sa tête.
    Ensuite, il y a un autre facteur qui est pour moi beaucoup plus dysfonctionnel que ce que les magazines veulent nous farcir: l’éducation parentale et les démons intérieurs de nos parents. Des fois, il ne faut pas chercher plus loin et je suis persuadée que si réflexion il doit y avoir, c’est de par ce chemin qu’il faut commencer. Il n’y a pas plus destructeur pour un enfant que de se savoir hors-norme, d’en subir les frais et de vivre avec la honte toxique de sa famille sur les épaules. Comment peut-on s’accepter après ?

    De plus, si on pouvait arrêter de dire – là, tout de suite – que maigrir est une question de volonté, ce serait un bon début de changement.

    Tout ça pour dire que je trouve ce projet fantastique.

  9. J’aime vraiment ce film, car je trouve qu’une fille avec des formes est une belle fille
    les mannequins sont juste des portes manteaux !
    je trouve que cette politique de la maigreur à tout prix, de la jeunesse et également cette image de la soi disant perfection féminine est tellement ‘photoshoper’
    pour moi une fille est belle quand celle-ci s’accepte telle qu’elle est.

  10. ah oui, ça fait écho à mon post du jour tu as raison.
    :)

    (du coup c’est balot, j’ai tout dit là-bas déjà et mon commentaire est un peu useless)

  11. Merci pour la découverte, en effet ça fait du bien et ça me parle!

    Je me suis toujours vue comme ronde, depuis l’enfance, avec une mère qui a cause de problèmes de poids de mère en fille, a toujours tout controlé de mon assiette…

    J’étais énormément complexée avec 56 kg pour 1m60 (je faisais un 38…)

    Puis j’ai eu des problèmes hormonaux, j’ai pris 20 kg… J’ai pleuré au bout des 10 premiers kg, puis un jour tout ça est parti.

    Pfiout, envolé! J’ai eu envie de me sentir belle comme je suis, sexy… Et là, depuis 3 mois que je ne me pèse plus du tout, que je mange comme mon corps le réclame (pas comme ma tête ni comme la balance) j’ai fondu comme neige au soleil, je flotte dans tout. Et je regrette déjà mes seins… T_T

  12. Comme beaucoup d’autres femmes avant moi, j’ai beaucoup apprécié ce petit film. C’est vrai que notre entourage est souvent moins exigeant envers nous-même que nous le somme et pourtant, les magazines continuent à utiliser des photos de jeunes femmes maigres voire quasi squelettiques et parfois même des ados pré-pubères. Nous alimentons nous-même ce cercle vicieux car ces clichés sont pour nous l’image de la beauté. J’en parlais récemment avec mon amoureux. Il ne me demande pas spécialement de maigrir même si moi je le veux. Je veux me débarrasser de ce petit ventre qui m’apparaîtra comme ridicule dans 10 ans quand je regarderai mes vieilles photos. Mais malgré ça, j’ai l’impression que je lui plairai plus ainsi. Et surtout, que je me plairai plus! Et je pense que si l’on se plait, si l’on s’assume alors on dégage quelque chose qui nous rend attirante et sûre de nous. Pour en revenir à notre discussion, je lui disais que c’était ridicule cette mode qui nous crée tant de complexes et qui met notre santé en danger physiquement et mentalement (en devenant anorexique mais aussi en enchaînant les régimes et en faisant le yo-yo). Je trouve qu’on demande moins aux hommes. Lui pas. Il pense qu’on les veut minces et musclés. Peut-être, mais cela me semble beaucoup moins pressant que ce qui se passe avec les femmes. J’ai l’impression qu’il y a bien plus de femmes qui suivent des régimes, font du sport et passent sur une table d’opération que d’hommes. Mais je n’ai pas de chiffres, juste des impressions. Et puis, moi, je ne lui demande rien. Je ne demande pas aux autres hommes d’être grands et musclés. J’aime en voir de tels dans les films mais je sais que ce n’est pas la réalité et surtout, je fini par trouver ça moche, trop de muscles. Je ne cherche minimaliser la pression qu’ils peuvent subir mais j’ai l’impression qu’elle reste moindre vis à vis de la notre. Une de ses phrases m’a dérangée. Je lui disais qu’un temps la beauté fut aux rondeurs ce à quoi il a répondu qu’à l’époque c’était un signe de richesse, d’être bien nourri quand d’autres mourraient presque de faim. Aujourd’hui, quasiment tout le monde peut se nourrir correctement (n’ouvrons pas de débat sur le fait que ce ne soit malheureusement pas si vrai, la question n’est pas là et le débat est si large…), être beau maintenant, c’est savoir contrôler son corps. « Contrôler son corps »?? Alors, d’accord, il faut aimer son corps comme il est, en le respectant car être trop maigre ou trop gros est mauvais pour la santé (et là c’est vrai qu’il faut apprendre à se « contrôler », mais faire un 34 n’est pas beau quand on mesure 1m80 et ce n’est même pas du contrôle…

    J’ai l’impression que bien trop de femmes subissent quotidiennement une pression au sujet de leur corps. Qu’elles soient trop grosses ou trop maigres, trop grandes ou trop petites, avec de gros ou de petits seins… On peut être féminine et belle à n’importe quelle taille. L’important c’est d’apprendre à s’aimer et à respecter son corps.

    Je te remercie d’avoir fait passer ce message qui nous fait réfléchir et ouvre un débat intéressant. J’aimerai bien avoir l’avis d’hommes, cela pourrait venir enrichir encore un peu plus ce débat.

    Je t’invite à venir découvrir mon univers si le coeur t’en dit: http://darlingest.free.fr/

    A bientôt!

  13. Je la trouve très bien, moi, cette fille. Elle est… féminine.
    Les silhouettes maigrelettes sont belles, toutes en délicatesse, un peu enfantines, à la fois fortes et fragiles, pleines de promesses pour l’avenir.
    Les silhouettes rondes aussi sont belles. Plus sensuelles, voir sexuées, avec des accents maternels rassurants et protecteurs.
    Évidement, dans nos sociétés occidentales qui ne jurent que par la jeunesse, la réussite professionnelle et « la volonté » (de manger moins, de faire plus de sport, etc. peu importe tant qu’il s’agit de « ne pas se laisser aller ») … les premières sont plus valorisées que les secondes. Mais en vrai, les deux ont leur charme. Reste à apprendre à en jouer. Et là encore, c’est plus facile pour les maigrelettes puisque les créateurs, les magazines, les vendeurs, et finalement la société toute entière planchent sur le sujet. Et je dirais presque exclusivement sur celui-là. Les rondes n’ont qu’à se débrouiller toutes seules !

  14. Je la trouve très très jolie cette fille. En fait, je trouve souvent les rondes très très jolies…..
    Mais pas moi, qui ait toujours 3 kilos à perdre ;-p

  15. MERCI merci merci pour ce post, cela me parle énormément! J’ai adoré ce témoignage de Chloé, suivi du tiens. Pas facile de s’accepter telle que l’on est, c’est sûr. Mais ne penses-tu pas qu’une fois ces 4 kilos envolés, tu trouveras un autre point qui ne te satisfait pas physiquement? Dans ma tête, je me disais souvent « ah, quand tu seras plus mince, tu pourras porter ceci et cela, les gens te regarderont différemment et tu seras vraiment plus heureuse ». Mais j’essaie chaque jour de me dire « Stop: le bonheur, c’est maintenant, avec mon corps tel qu’il est. » Et cela m’aide beaucoup à avancer.
    Bel été à toi, profites-en bien =)

  16. Hé bé dis donc, je suis admirative de tous les commentaires de ce billet, et meme si je suis a 100% d’accord avec le message véhiculé par la vidéo, je serais incapable de me l’appliquer à moi-même. J’ai toujours eu un corps qui me plaisait (en gros 48kg/1,60m) mais depuis ma grossesse j’ai 5 kg en trop, et même si je sais que c’est normal de ne pas tout perdre d’un coup, ben j’ai vachement de mal à accepter mon image actuellement, et j’évite soigneusement de croiser des miroirs, donc c’est regime !

  17. Je lis bien tous vos commentaires avec attention. Et je trouve vos avis émouvants, et très enrichissants ! Merci ! <3

  18. Je la trouve 10 fois plus belle aujourdhui qu à l epoque en robe, vraiment, rien à voir !
    Moi aussi j’ai eu du mal avec ces quelques kilos en plus depuis l adolescence.
    Je faisais 47 kg, je me suis longtemps vu comme Claire Danes dans Romeo et Juliet justement ( dans le gabarit).
    J’ai pris quelques kilos depuis, pareil que toi, 4/5. Qui m ont gênée à un moment. Mais en même temps je les aime bien ces kilos. Car il m assure plus de feminité, je ne sais pas pourquoi. J’ai un bidon, et des bourrelets dans le meme style qu’ Elodie ( ah ah). Et ils me gènent souvent quand je m habille. Je mets du 36 ( ca fait pas longtemps que je me rends compte que le 36 me va hein, plus jeune je ne mettais que des trucs larges qui ne me mettaient pas en valeur) et ca déborde !
    Ducoup pas à l aise quand je sens que mes bourrelets sont voyants :-).
    Mais finalement ca se perd, un peu.
    Et mon copain aime mes fesses ( qui ne sont pas du tout des fesses de mannequins, avec des vergetures et qui se sont applaties avec les kilos) et mon ventre.
    Parcequ il ya de la matière !! ;-)
    Donc je suis rassurée et desirable, je me trouve jolie. Le regard du garçon est tres important.
    Et puis une fille attirante, c est une fille bien dans sa peau. J ai vue une amie a moi en maillot de bain. Et je la trouvais vraiment tres belle, malgré ses kilos, sa cellullite, ses bourrelets. Moi qui etait plus mince, plus « ferme », plus lisse, mais j etais « sans saveur à coté, vraiment !
    C’est cette aisance qui fait qu on est attirante et belle !

  19. Et je suis d accord avec Larcenette.
    Personnellement aujourdhui, j essaie de donner à mon corps ce qu il reclame!
    Vous savez, ces envies à la con parfois « ouh je tuerai pour une brique de chèvre là , maintenant » ou  » je ne vivrai pas une minute de plus sur cette terre si je ne bois pas un jus d oranges pressees » ( oui c’est souvent tres visceral et melodramatique ;-) ).
    Donc ce que je fais, c’est que je mange très souvent QUE ce que je desire visceralement. Mais je prend quand meme le temps d y reflechir, car le but ce n est pas de craquer à la moindre envie.
    Il ya des fois où tu SAIS si tu peux te passer de cet éclair au chocolat vu dans la vitrine  » nan mais est ce que j en ai VRAIMENT envie? ».
    Quand c est le cas, ou quand je me dis que je le mérite ( par exemple en periode de deprime), je me l offre.
    Le but c’est de ne se faire plaisir QUE si on est sur d’en prendre, et pas qu un peu.
    Parfois c’est une envie de saumon fumé, parfois de tarte aux pommes, parfois de raclette.
    TOUT.
    Et quand je fais les courses, ok j achete des trucs sains quand meme. Mais de toute facon tant qu on n aura pas mangé cette chose qui nous obsede depuis des heures, des jours, on se goinffrera d autres choses et on mangera deux fois plus.
    (ca m est arrivé après un gros plat de pates, de manger des gateaux, puis des cereales, des bonbons, puis je ne sais plus trop quoi. Alors qu en fait si je m etais simplement acheté ce dont j avais envie, par exemple une entrecrote frites, et bien je n aurais pas mangé autant, puisque j aurais ecouté mon corps).
    J’en fais des caisse là, je suis desolee, mais j’espère que vous voyez où je veux en venir :-)

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