Faut-il courir sur la pointe des pieds ?

J’ai passé toutes mes vacances à faire du sport quotidiennement, comme c’était trop chouette, je ne m’en suis pas vraiment compte. Sauf que depuis que je suis rentrée, en plus du soleil et des fruits super bons, être dehors et active me manquent cruellement ! Alors assez naturellement, et sans me forcer, je me suis remise à courir, avec les baskets que j’avais sous la main, des Free 5.0 de Nike, avec une sensation de course « pieds nus ». Ce genre de chaussures n’a que peu d’amorti au talon, elles sont conçues pour avoir une foulée naturelle. Autour de moi, j’ai plein d’avis différents, et certains me disent que la foulée naturelle, c’est sur la pointe des pieds.

On courrait en effet plus vite sur la pointe des pieds, utilisant plus de muscles et le ressort naturel du talon d’Achille (je vous la fais courte). De plus, le choc avec le talon étant beaucoup moins violent, on abîme moins ses articulations. Donc depuis que je suis rentrée, je cours sur la pointe des pieds et… ça fait maaaal ! La douleur aux mollets (peu utilisés habituellement j’imagine) est vraiment très forte, et immédiate, pas comme des courbatures. Je me demande s’il est possible de courir sur des longues distances sur la pointe des pieds, et sinon, quelle est la bonne distance pour une foulée de ce type ? 5km, 10km ?

Parce que c’est vrai qu’au delà de ça, ce genre de baskets très légères sont vraiment hyper agréables à porter : avec mes semelles orthopédiques, je n’ai absolument pas mal ni à la hanche ni au bassin, donc ça me va bien. Et puis surtout, je ressens vraiment le besoin de me dépenser, de rester dans cette bonne dynamique (et il faut l’avouer, de ne pas reprendre les quelques kilos perdus au Sri Lanka). Je suis donc vraiment preneuse de vos avis, si vous courrez ou non sur la pointe des pieds, si vous êtes prof de sport, si vous faites de longues distances… ça m’intéresse !

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30 commentaires sur “Faut-il courir sur la pointe des pieds ?

  1. Moi aussi je suis preneuse d’un éclairage sur la question… Ado, je faisais de l’ athlé et en sprint on court sur la pointe des pieds… quand je me suis mise aux courses d’endurance je continuais de courir sur la pointe des pieds et mon entourage m’ a recommandé de changer ma foulée (surtout que le déroulé du pied stimule la circulation sanguine, or l’une des raisons pour laquelle je cours c’est de lutter contre mes problèmes de retour veineux). Aujourd’hui il n’y a que dans les côtes que je cours sur la pointe des pieds…

  2. Je connais une nana qui court avec des five fingers avec comme objectif de faire du bare foot d’ici peu. Et elle m’a dit qu’effectivement, tout sa foulée se concentrait sur l’avant du pied. En revanche, elle ne court pas tout le temps avec, et uniquement sur piste. Elle est très prudente car apparement ce n’est vraiment pas évident et ça tire beaucoup les mollets.
    Voilà tout ce que j’en sais.

  3. Mon père marathonien m’a expliqué que la foulée pointe des pied est une foulée pour la course de vitesse, sur de courtes distances… celle pour l’endurance est une foulée plus grande avec un déroulé du pied.
    Bon, je ne sais pas ce que ça vaut, mais en tout cas il court bien le marathon !! Hihi !

  4. Alors l, j’ai lu les commentaires avec beaucoup d’intérêt et reviendrai faire un tour plus tard pour plus de réponse, ça m’intéresse haha. Perso je n’avais jamais entendu parler de ça.

  5. Je suis semi-marathonienne, je cours sur le fond, et pour moi, la foulée sur la pointe des pieds ne peut s’envisager qu’en expérience de sprint, sur piste, et sur des distances très courtes.

    Quand j’ai commencé à avoir un entrainement régulier et plus intensif, j’ai eu besoin de porter de nouveau des semelles orthopédiques. Mon podologue m’a ré-apprit les bases de la bonne foulée, à savoir un déroulé du pied, du talon aux orteils, qui permet de maintenir sa stabilité et équilibrer le travail musculaire. Mais ces explications tiennent avant tout du bon sens.

    Ca me donc semble compliqué de tenir une course longue sur la pointe des pieds sans risquer de blessure ou de fatigue excessive. Et tout comme Laureen, je n’avais jamais entendu parler de cette théorie de la foulée sur les orteils.

    Belle semaine à toi. Alexandra.

  6. Je prends note de vos commentaires, on m’a entre temps envoyé cet article qui explique pour courir « naturellement », il faudrait courir avec le plat du pied, un peu comme sur une trottinette : http://entrainement-sportif.fr/ameliorer-la-foulee-pour-bien-courir.htm.

  7. Bonjour,
    Pour avoir fait du sprint, cross et aujourd’hui des trails moyennes distances, je confirme que ta foulées ne sera pas la même selon la distance. Pour être « explosive » et courir vite, faut privilégier les pointes de pieds, pour du long, le déroulé du pied est vivement conseillé.
    Je sais que mes foulées vont changer « inconsciemment » selon l’effort que je fais. Sur un 5km en compétition, je vais rechercher le dynamisme et donc la vitesse : je vais courir plus sur la pointe des pieds.
    Pour le long, je vais plus dérouler ma foulée (ce qui est beaucoup moins traumatisant et fatiguant que de bondir sur la pointe des pieds pendant des kilomètres et des kilomètres) et l’adapter selon le parcours. Par exemple, en trail, je vais passer en mode « pointe de pieds » dans les côtes.

    enjoy

  8. Après avoir été blessée (syndrôme de l’essuie glace aux deux genoux après une course), mon kiné (kiné de l’insep!) m’a fait changer ma foulée pour que j’abandonne mon attaque talon contre une attaque plus axée vers la plante… Même si ça a été difficile au début, ça m’a vraiment aidé à ne plus être blessée, donc je pense que c’est assez efficace. Même si après 10k je peux constater que mon attaque se « dégrade » avec la fatigue, je n’ai quand même plus le gros écrasement sur le talon que j’avais avant, et ça change pas mal de choses :)
    J’y suis allée très progressivement pour changer cette technique mais aujourd’hui je ne le regrette pas ! Bon courage ;)

    • Du coup je suis curieuse, comment as-tu changé ton attaque ? Tu te forçais, tu faisais ça sur plusieurs kilomètres ? …

    • patricia

      Je cours maintenant depuis 2 ans sur l’avant du pied, j’ai commencé progressivement en courant le dernier kilomètre, puis les 2 derniers, etc…Surtout pas au départ, ça vous flingue la sortie!
      Je n’ai plus de mal de dos et cours jusqu’à 15km.
      J’aimerai savoir maintenant si il y a des chaussures adaptées à ce style de course.
      bon courage!

  9. En ce qui concerne ma petite expérience de happy runneuse : j’opte pour ce type de foulée sur la pointe des pieds lorsque je dois faire face à du dénivelé. Faire des petits pas rapprochés sur la pointe des pieds tout en légèreté me permet mieux appréhender les montées. Cela s’est avéré ultra efficace pour toutes les courses de type trail que j’ai pu faire :)

  10. J’ai une amie qui court avec des five-fingers, qui m’a plusieurs fois conseillé de courir en attaquant avec la pointe des pieds. Du coup, j’ai déjà testé, mais ça me fait super mal aux mollets, je suis pas capable de courir plus de 4 ou 5 km, alors que pour ma foulée « naturelle » je cours des 1/2 marathons. Et en plus, j’ai trouvé ça pas naturel du tout, j’étais obligée de me concentrer sur ma foulée à chaque pas (et se concentrer pour savoir comment courir, je trouve ça pas naturel).
    Bref, je pense que sur des courtes distances, pour de l’explosivité, oui, même si ça fait très mal, avec un bon entrainement, ça doit être efficace, mais sur du long (plus de 10km) c’est même pas la peine !

  11. azurpation

    Je cours sur l’avant du pied, pas vraiment que sur la pointe mais je n’attaque jamais par le talon. Par contre chez moi c’est naturel et je n’ai jamais eu à me forcer. Mon medecin dit qu’il ne faut pas que je change car il faut courir comme ça nous vient naturellement… Si on n’a pas de douleur évidemment ! Je ne sais pas s’il y a un intérêt à se forcer si on n’est pas professionnel ou qu’on n’a pas de pb de santé associé à son mode de course. Par contre ce qui est sur c’est que tu ne dois pas courir en attaquant par le talon avec des baskets non compensées comme les nike free qui sont conçues pour la course sur l’avant du pied….
    Bonne soirée !!

  12. Courir naturel, ce n’est pas courir sur la pointe des pieds. Courir sur la pointe des pieds implique que le talon ne touche pas le sol et cette manière de courir oblige les mollets à énormément travailler or les mollets ne sont absolument pas conçus pour cela. Courir naturel implique au contraire une pose du pied médio-pied (appelé aussi parfois avant-pied). Cela veut dire que le pied se pose au sol sur sa partie la plus large (regardez votre pied ; c’est très facile de voir de quelle zone on parle et ce n’est pas à proprement parler la pointe des pieds). Ensuite, le talon entre en contact le sol, les mollets et le pied s’étirent, emmagasinent l’énergie élastique et la renvoient en retour. Cette manière de courir va nécessiter d’autres ajustements par le coureur (trajet du pied, mobilisation du bassin…..). Si vous avez d’autres questions sur le sujet, n’hésitez pas à me contacter. Vous trouverez aussi plus d’informations sur le site: http://www.lighfeetrunning.com

  13. Une de mes copines de course court sur la pointe des pieds. Elle n’est pas rapide, je ne sais pas si ca a avoir avec ce type de foulée…
    J’ai aussi des Free5.0 et je n’ai pas aimé courir avec. J’ai besoin de plus d’amorti.

  14. bonjour, avis interessant que je compléterai par le mien.
    pour ma part je répondrai par une question : enlever vos chaussures et aller courir sur le bitume , constat pour tous , vous aurez 95% de chance de courir pointe devant sans meme derouler sur le talon (oui les cailloux ca pique) . ce n’est pas pour rien qu’n step ou athlé(1500 ou 3000 ou plus) ils courrent comme ca . apres effectivement sur des longues distance c’est pointes (demi pied) et on déroule jusquau talon. et en complément évidemment avori une bonne ceinture abdominale aide aussi fortement . y a pas de secret !
    Pour ma part , je cours une à deux fois par semaine 10 a 15km par sortie et j’avais parfois mal au dos sur le bitume alors que sur chemin ca allait, du coup suis allé voir mon podo pour semelle et choix de chaussure (mizuno ultima 6). avant je courais avec reception talon qui deroulait sur l’avant depuis j’ai radicalement changé ma foulée en me basant sur l’avant du pied. et vraiment je ne changerai plus .
    Le talon tape fort et n’amortit rien du tout , dans cette foulée c’est votre dos et surtout les lombaire qui vont prendre, d’où apparition lombalgie etc, alors que l’autre foulée part de l’avant du pied qui certes au debut necessite d’y aller par pallier de distance sinon c’est les contractures directes, sollicite vos cuisses et mollet. plus de pb avec cette foulée.
    Il ya aussi la solution médiane : la foulée médio-pied. qui consiste à dérouler du milieu vers le talon.

    Je lisais un article d’un podo de marathon qui disait que « Depuis quelques années les fabricants comblaient le talon par de multiples couches d’amortisseur mais jusqu’ou ira t on ? avant le matériel il faut apprendre la technique » ^.Ca donne a réfléchir sur sa foulée :)
    Voila mme

    • Merci beaucoup pour ton message qui me semble vraiment très complet.

  15. en complémenent voici une petite vidéo explicative : => https://www.youtube.com/watch?v=CPzlw4I3Rss

    @ +

  16. Bonjour , j’ai la chance d’habiter pas loin d’une belle plage donc de pouvoir courir dans le sable . Ça me permet aussi de pratiquer sans chaussures en alternant tapis d’algues ( c’est sublime, zero choc ) , sable souple , dur , eau etc …
    C’est plus contraignant question cardio , c’est pas le meme chrono que sur de l’asphalte ou du chemin mais je menage mes articulations, mon dos. Mecaniquement je change mes appuis , je sollicite plus l’avant du pied ( en envoyant le talon on reste planté ) . Bref lorsque des douleurs commencent à apparaitre apres des sorties classiques et longues sur terrain dur , je vais me remettre en forme à la mer. En alternant les 2, je pense avoir trouvé un bon équilibre. Je ne suis pas un compétiteur, je cours pour le plaisir ….

  17. Bonsoir , en qui concerne la cours sur les points des pieds points . J’ai une question , Est ce que vous courez en touchant le sole avec vos talons ?

  18. J’ai du mal à comprendre les gens qui conseillent la foulée talon. Il est naturel de courir pour un humain, c’est comme cela que l’on chassait avant l’invention des armes de jet. Il fallait courir derrière le gros gibier qui étant à fourrure, ne pouvait pas transpirer comme nous si bien qu’ils mourraient d’hyperthermie. De plus, on ne nait pas avec des chaussures à talons amortissant et n’importe qui ayant essayer de courir avec très peu d’amortissement sur les talons (semelles fines voire inexistantes) s’est vite rendu compte que l’impact du talon sur le sol est insupportable (normal, puisque l’appui talon oblige à verrouiller le genou).
    Personnellement, étant lourd, je ne pouvais pas courir facilement et pourtant, le passage à l’appui pointe m’a permis de faire des séances de course quotidiennes d’une demi-heure minimum sans plus aucune blessure ou fatigue. Le seul soucis a été les deux premières semaines où j’ai fait une sale contracture au mollet mais elle était aussi du au manque de récupération par manque de sommeil et le fait que j’allais danser en plus de la course.
    Je pense que les gens font un amalgame entre marché et courir. Effectivement, pour marcher (au moins un pied au sol constamment), la foulée talon n’est pas un problème et c’est même mieux lorsque l’on marche en dessous de 6km/h. Mais à partir du moment où notre vitesse est suffisante l’appui pointe est la meilleure façon de se déplacer. Je ne comprends pas comment un coureur de fond peut conseiller la foulée talon puisque toute la technique du coureur de fond consiste à courir le plus vite possible en dépensant le moins d’énergie. Dès lors, utiliser ses tendons d’Achille pour restituer de l’énergie qui serait perdu au contact du talon avec le sol me semble indispensable. Ou alors, c’est peut être parce que ces coureurs sont suffisamment légers. Ils ne dépensent par énormément d’énergie dans les phases d’accélération des jambes lorsqu’elles s’élancent en avant et donc le fait de perdre l’énergie avec l’appui du talon sur le sol ne fait pas une grande différence avec la restitution de cette énergie que permet la foulée pointe et ils parviennent quand même à être compétitifs.

    J’ai une dernière remarque, la foulée pointe ne consiste pas à lancer la jambe bien en avant et à fortiori, à tendre la pointe du pied vers le sol. On peut courir en foulée pointe à partir de 8 km/h sans problème . Il suffit que les talons ne touchent jamais le sol ou tout du moins, qu’ils ne soient pas les premiers. En revanche, ça demande soit d’être très léger soit d’avoir un ensemble mollets + tendons d’achille bien rigides pour supporter l’impact sans que le talon vienne toucher le sol.

  19. ZAKARIAN ELIANE

    LES SENIORS ATTENTION : Tout allait bien… J’ai couru avec des mocassins sur la pointe des pieds après un bus sur environ 2O OU 3O Mètres et crac fissure grade 3 de la corne postérieure du ménisque interne (genou). Résultat : A 70 balais pas suturable, encore moins opérable car il y avait une gonarthrose débutante qui dormait. Depuis 1 an ça m’empoisonne la vie + ou – . Je n’arriverai plus jamais à retrouver ma flexion totale malgré de la réduc. Kiné et acide hyaluronique 1 fois par an pour apporter de la fausse synovie.

  20. daniel san

    Pour faire court, je déconseille fortement la course sur la pointe…
    J’en avais entendu parlé et l’avais lu sur net. Certains prônaient que la plupart des animaux marchent et courent sur la pointe de leur patte et que l’homme n’en était pas différent. J’ai testé. Au début, cela a été très difficile pour les mollets (course 1 km), donc j’alternais un peu la pointe et un peu le talon… au final plus de souci au niveau du dos (courbature ou autre).
    Lors d’une consultation, j’ai demandé l’avis à mon médecin. Celui-ci me déconseillait totalement cette pratique qui n’est pas adapté à l’homme, précisant « c’est comme si l’on demandait à un chat de courir en posant d’abord les talons ou de courir sur les 2 pattes arrières ».
    J’ai néanmoins continué à alterner… puis j’ai commencé par ressentir une toute petite douleur au tendon d’Achille droit… les douleurs ca va ca vient et sa passe mais celle-là devenait chronique. A plus de 50 ans, je mettais cela sur le compte de l’âge et j’ai donc diminué la course à pied à 1 séance par semaine tranquille. Mais la douleur persistait et s’intensifiait. Le matin je me retrouvais comme rouillé.
    Consultation chez le médecin qui diagnostiquait une inflammation du tendon d’Achille d’insertion. Echographie : nodule à l’insertion du tendon calcanéen hyper vascularisé (doppler) accompagné d’une bursite (le médecin écho me précisant qu’il va falloir mettre un terme à la course à pied).
    Je n’avais encore pas pensé à ma pratique de course sur la pointe… et mon médecin non plus. Aujourd’hui, je suis persuadé à 99.99 % que mon traumatisme vient de là…
    En conclusion : faire un 100 m sur la pointe, pourquoi pas, mais faire plusieurs km, non…

    • Bonjour, je pense que tu as été trop rapide dans ta phase d’adaptation. Il faut y aller très lentement lorsque l’on passe de n’importe quel type de pose à celui sur la pointe. L’âge est à prendre en compte aussi.

  21. christian

    C’est simple, essayez de faire de la corde à sauter sur les talons…

    corde à sauter = footing surplace.

  22. christian

    Il faut un peu de temps pour changer son habitude de poser le talon en premier.
    Je fais maintenant 10 km sans problème, avec plus de plaisir et moins de fatigue !

  23. FRANCOIS Thomas

    Bonjour à tous,

    Coureur amateur, j’ai couru des semi-marathons durant l’année 2015 (après plusieurs mois de préparation). Je pouvais tenir une moyenne de 5min/kilo sans aucun problème, malgré mes 1m84 et 87 kilos (quelques kilos en trop notamment sur la ceinture abdominale). Tout ces détails pour vous situer ma pratique et ma condition physique.
    J’ai toujours été relativement sportif.
    Reprenant l’entraînement après le semi de Genève (mai 2015), j’ai été contraint au bout de quelques footings d’abandonner littéralement. Lors du dernier footing, j’ai même eu du mal à marcher pour rentrer chez moi. Symptôme : douleur latérale aigüe au niveau du genou droit.
    J’ai laissé reposer sans trop en parler au corps médical et sans trop m’en soucier. Puis, lors d’une discussion avec un ami qui est kiné, il m’a fortement conseillé de changer ma foulée : passer de l’appui talon (faible surface, chocs, risque de torsion de la cheville accru, etc.) à un appui pointe (comme le disait une personne plus haut : appui sur la zone la plus large du pied, mais pas de contact talon/sol). Son discours m’a convaincu, et après la disparition du symptôme du genou (repos d’environ 5-6 mois), j’ai attaqué la découverte de cette nouvelle foulée.

    J’ai d’abord été choqué par l’impression de surplace : je descendais rarement en-dessous des 6min/kilo sur les 3 premiers mois. Impossible d’atteindre les modestes moyennes que je réalisais avec l’ancienne foulée !
    Des douleurs musculaires très vives apparaissaient au niveau des mollets (obligé de pratiquer des étirements de l’ordre de 8 à 10 minutes par mollet après le footing. Hydratation renforcée et régime banane/kiwi pour la récupération musculaire (et en supplément les auto-massages vraiment nécessaires !).
    Puis, au fil des semaines qui ont suivi, mes mollets ont pris du volume et des formes (je ne les avais jamais vus ainsi sculptés !) et je parvenais à atteindre les 4:45min/kilo sur des footings de 15km… Sans aucune douleur articulaire au genou droit ! Il s’était écoulé plus d’une année depuis la fin du repos de « convalescence » de mon genou droit…

    Je cours toujours avec cette foulée et, hormis le temps d’adaptation nécessaire (environ une année complète) pour changer de la foulée « commerciale » (talon = chaussures techniques onéreuses) à la foulée « marginale » (pas conseillée par les spécialistes et vendeurs, mais je peux maintenant courir avec n’importe quelle type de chaussure qui maintient un tant soit peu mon pied), je ne regrette pas ma transition.

    Pour résumer, je pense que cette nouvelle foulée sollicite davantage les muscles des jambes (et la ceinture abdominale/lombaire) mais aucune articulation en position de sécurité (jambe tendue en appui talon par exemple : choc cheville-genou-hanche-colonne).
    Cependant, il ne faut pas être trop impatient pour accomplir cette transition. Beaucoup de coureurs jugent cette foulée sur quelques footings, alors qu’il faut plusieurs mois pour s’y accoutumer. Je trouve ce genre de retour d’expérience inadmissible.
    Certes nos mollets n’ont (pour la plupart d’entre nous) jamais subit ce genre d’efforts, mais ils sont bel et bien conçus pour cette foulée (contrairement à ce qu’affirme une personne plus haut). Certains champions de marathon courent d’ailleurs avec cette foulée…

    Je vous conseille donc la foulée de nos ancêtres (dépourvus de chaussures ultra-techniques hélas…), et je vous encourage vivement à affronter sans baisser les bras cette longue longue longue période de transition. Vos articulations vous remercieront probablement passé un certain âge…

  24. A en croire ma petite expérience de course sur la pointe des pieds, elle ne vise que le renforcement musculaire qui est spectaculaire je l’avoue.
    Pendant 3 mois, 2 fois par semaines de 5 à 10km sur goudron ou à la forêt, j’ai renforcé énormément mes mollets et l’arrière des cuisses ensuite j’ai encore les courbatures 3 jours après.
    Le seul hic c’est les ampoules sur les doigts de pieds vu la position du pied. Je vais arreter les grosses chaussettes qui échauffent trop les pieds a mon gout.
    Je pratiquait beaucoup le vélo en pente je peux vous assurer que ca ne génère pas les mêmes résultats.

  25. https://www.mangervivant.fr/course-a-pied-faites-vous-cette-erreur/

    Voici un article très intéressant!! J’ai dû modifier ma technique aussi. Après des marathons sur les talons, je cours sur lavant pied et c’est efficace pour mon corps. J’ai des problématiques lombaires importantes. On recommence à la base au niveau de la distance, question d’adapter les mollets.
    J’utilise des adizero adios de Adidas. J’adore !!!

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