Jusqu’à mon dernier souffle (Jab Tak Hai Jaan) : le dernier film de Yash Chopra

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J’aime énormément certains cinémas de genre, j’adore la manière dont les réalisateurs répondent aux codes du genre et comment ils les détournent, comment ils se les approprient pour en faire des films riches, complexes et modernes. Parmi ces cinémas, j’adore les films de Bollywood. Quand j’étais étudiante, il y a eu un cycle Bollywood sur Arte et pendant une semaine, je vivais aux sauces Bombay et Madras, je suis tombée amoureuse de ce cinéma ! Le Théma mélangeait films engagés (je reste totalement fascinée par Dil Se que j’ai vu en premier, une vraie claque visuelle), comédies et drames. Un vrai condensé du cinéma Bollywoodien. Je suis donc une super fan de Shahrukh Khan, LE dieu vivant du cinéma indien. J’avoue qu’encore aujourd’hui un film indien sans lui me laisse un goût de trop peu.

Alors quand j’ai vu qu’il était à l’affiche d’un film qui sortait en France, je me suis jetée dessus (sur le film hein, pas sur le King Khan malheureusement). Jusqu’à mon dernier souffle, est le dernier film du très célèbre réalisateur Yash Chopra, décédé très récemment. On y retrouve toutes les recettes du cinéma Bollywoodien : une histoire d’amour passionnée mais impossible, de grandes chorégraphies, des ralentis ultra romantiques, des paysages magnifiques et grandioses, et surtout une troisième héroïne profondément positive qui renoncera à son amour pour le héros pour faire en sorte que le couple soit ensemble car leur amour est plus fort que tout. En gros, c’est l’histoire de Devdas (mon film Bollywoodien préféré), ou de Kuch Kuch Hota Hai. A chaque fois les histoires, les époques et le dénouement évidemment changent, mais la trame de fond est celle-ci. Jusqu’à mon dernier souffle n’échappe pas à cette règle.

Mais c’est un film profondément moderne. Il se déroule dans le monde contemporain, entre l’Inde et le Cachemire. Le film est beaucoup moins chaste que ce que les règles imposent (normalement les personnages n’ont pas le droit de s’embrasser à l’écran, tout est suggéré), et surtout la musique est écrite par A.R. Rahman, le compositeur oscarisé de Slumdog Millionaire. La scène de danse dans un entrepot londonien est tout simplement géniale, entre rythmes tribaux, rock et sonorités indiennes.

Et voici la première chanson du film (en entier) :

Il est également extrêmement beau, à voir absolument sur grand écran. Chaque image est ultra soignée. Alors évidemment si vous n’aimez pas le cinéma de Bollywood, Jusqu’à mon dernier souffle risquerait de vous agacer, il est assez long comme toujours (presque 3h), parfois un peu kitsh mais c’est évidemment tout ce qui fait son charme. J’ai justement adoré qu’il soit parfaitement Bollywoodien avec une vraie part de modernité. Je n’avais pas aimé Bride and Prejudice (Coup de foudre à Bollywood) par exemple qui est beaucoup trop américanisé à mon goût.

Il n’est pas forcément facile à voir car peu distribué malheureusement, mais vous avez sur le site d’aannafilms la liste des salles.

Jusqu’à mon dernier souffle (Jab Tak Hai Jaan) sort à Paris le 16 novembre, et en Province le 21 novembre. 

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Et pour le plaisir des yeux et des oreilles, je ne peux m’empêcher de vous montrer mes deux scènes préférées des films de Bollywood. La mythique scène du train dans Dil Se (aussi mythique que celle de Skyfall) avec Shahrukh Khan évidemment :

Et celle de Devdas, lorsqu’il rencontre Chandramukhi la courtisane

Maintenant, j’arrête je pourrai en parler pendant des heures !

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J'aime surfer, lire des romans historiques, les singes, prendre des gens en photo, l'escalade, voyager, manger, cuisiner, les Belges, rêver, les feux de cheminée, Pierre Rabhi, la bande dessinée, chanter, mes amis, mon Nikon FM2, travailler.

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