La fille de Berlin…

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J’ai été invitée la semaine dernière chez Serge Lutens (enfin pas chez lui dans sa maison, non, à la boutique du Palais Royal avec son équipe). Je crois que j’ai rarement été aussi heureuse et touchée. Car Serge Lutens et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis cinq ans maintenant. Enfin, surtout avec Fleurs d’oranger.

Je crois vous avoir déjà parlé de mon rapport au parfum. Je suis extrêmement fidèle, mon parfum, c’est moi. Si j’en change, je me sens coupable, c’est comme une histoire d’amour qui se termine, c’est très triste. Alors oui, parfois, l’été la plupart du temps, je suis infidèle à Fleurs d’Oranger, j’ai envie de plus de légèreté… Mais dès que les vacances se terminent, je retrouve mon flacon avec beaucoup de bonheur.

Avant Fleurs d’oranger, je mettais Baby Doll d’Yves Saint Laurent. Depuis que j’avais 14 ans. A 14 ans, j’étais allée dans une parfumerie choisir mon parfum avec ma mère, c’était une décision à ne pas prendre à la légère pour moi. C’était le choix d’une vie, j’allais choisir mon parfum et il ne fallait pas se tromper. Je me rappelle en avoir senti plusieurs, être repartie, puis revenue… Mais je crois que je me suis vite arrêtée sur Baby Doll, il me correspondait bien. Je l’ai donc gardé très longtemps.

Et puis peu de temps après avoir commencé mon dernier stage, j’ai croisé la route de Fleurs d’oranger de Lutens. A cette époque j’étais déjà une fanatique de la fleur d’oranger, et j’avais envie d’un parfum plus « femme », plus profond… Je me suis dit que c’était le moment de changer, car je devenais grande. Ce que j’aime avec les parfums de Serge Lutens, c’est que ce sont des parfums complexes, qu’on ne sent pas à chaque coin de rue. Ils ont un coté unique, et élitiste il faut bien le dire. Mais j’aime beaucoup ça.

Donc chez Serge Lutens (au Palais Royal), j’ai fait la rencontre de l’équipe avec qui travaille Monsieur Lutens, et ils m’ont fait découvrir d’autres parfums, tous plus extraordinaires les uns que les autres… Parmi eux, il y avait La fille de Berlin. Ca a été comme un coup de foudre, une évidence. Je n’ai pas hésité longtemps, je suis repartie avec. Mais maintenant, je me pose une vraie question, très sérieuse : peut-on aimer deux parfums en même temps ? Et si oui, comment puis-je les avoir tous les deux dans ma vie ?

Serge Lutens, La fille de Berlin

Ce rouge n’est pas absolument sublime ? Et puis La fille de Berlin a comme une odeur de rose assez poudrée qui se transforme un peu en mûre avec le temps. Je suis assez mauvaise pour décrire un parfum, je n’arrive pas à le traduire autrement qu’en vous disant qu’il est poudré et qu’il sent divinement bon, il est rangé dans la catégorie « Fleurs sans cueillette », comme Fleurs d’oranger, au moins, je suis infidèle mais cohérente. Voici la description qu’en fait Monsieur Lutens :

« Elle a des épines, elle ne se laisse pas faire. C’est une fille des extrémités.
Quand elle peut, elle console et quand elle veut … ! 
Sa senteur vous soulève, elle détonne et étonne. »

Bref, je l’aime. Et je vous parlerai très bientôt de Serge Lutens, parceque la rencontre avec cette belle maison que j’aime tant a été très intéressante…

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