Mes lectures de 2019 – part. 1

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Je prends enfin le temps de faire ma liste de lecture de l’année passée. Tous mes shootings photo ont été annulés à cause du confinement, j’ai donc un tout petit peu plus de temps pour écrire par ici (bon, comme je dois garder mon bébé, ce qui est aussi un job à temps plein, en plus des contrats qu’il me reste, pour les « creative challenge » & co, on repassera…).

En 2019, j’ai été insomniaque. J’ai donc pu lire beaucoup, au moins deux à trois heures par nuit, voire plus… Je me suis régalée côté lecture ! Et heureusement que j’ai pris un peu d’avance, car je viens seulement de réouvrir un livre depuis fin Octobre et la naissance de mon garçon.

Comme vous aviez pu le constater en 2018, j’avais surtout lu des classiques. Cette année, je me suis plongée principalement dans la littérature américaine, plus contemporaine, que j’aimais beaucoup à l’adolescence (ha, la découverte de John Irving…). Je vous laisse découvrir tout ça et j’espère vous donner envie d’en lire certains si ce n’est pas déjà fait !

La liste étant assez longue (26 livres), j’ai préféré la découper en deux parties. La suite sera publiée la semaine prochaine !

Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald

Je n’ai pas vu le film mais j’avais seulement en mémoire la bande annonce. Je m’imaginais vraiment avoir affaire à un chef d’oeuvre, décrivant les années folles américaines. J’ai été déçue… notamment parce que je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages, à part un peu à celui du narrateur. Mais Gatsby est tellement mystérieux – et absent dans le roman je trouve – que ça m’a laissée de marbre.

Into the wild – Jon Krakauer

Cette fois, j’avais vu le film de Sean Penn, adapté de l’enquête de Jon Krakauer. Ce dernier, alpiniste et journaliste pour le magazine Outside, est tombé sur la dépêche annonçant la mort du jeune Chris McCandless et s’est mis à suivre la trace de celui qui se faisait appeler Alexander Supertramp. Comment ne pas comprendre sa fascination ? Quelles ont été les motivations, les vicissitudes de Chris ? Comment a-t-il survécu de longs mois seul en Alaska ?

Voyage au bout de la solitude, ou Into the wild, se lit comme un roman passionnant. Jon Krakauer y parle aussi de lui, de certaines de ses aventures, et justifie ainsi la vie de Christopher McCandless. J’ai été évidemment émue, et j’ai beaucoup mieux compris pourquoi Chris avait fait ces choix de vie.

L’appel de la forêt – Jack London

J’avais donc envie de lire l’un des livres qu’adoraient Chris McCandless et Jon Krakauer, ne voulant pas tout à fait les abandonner après avoir refermé Into the wild. Je n’avais toujours pas lu ce grand classique de Jack London. L’appel de la forêt est l’histoire – dont il est le narrateur – d’un chien domestique, adoré de ses maîtres, enlevé pour devenir chien de traîneau. C’est dramatique et révoltant, mais aussi une magnifique épopée à travers le Grand Nord au temps de la ruée vers l’or.

À l’Est d’Eden – John Steinbeck

Les lectures des Raisins de la colère et Des souris et des hommes ont été des révélations pour moi. J’avais découvert un nouvel auteur favori. Cette année, j’ai donc lu tous les autres romans – et nouvelles – de John Steinbeck ! À l’Est d’Eden est une saga familiale, sur plusieurs générations, comme je les aime : avec des destins tragiques, de l’injustice et de l’amour… Elia Kazan n’a utilisé que la dernière partie du livre pour son adaptation donc si vous avez vu le film, vous découvrirez une autre histoire.

Steinbeck considère À l’Est d’Eden comme son chef d’oeuvre, et c’en est un. Même si je place Les raisins de la colère encore au dessus.

L’idiot – Fédor Dostoievski

Petit tour en Russie avec ce roman plutôt court de Dostoievski. On y suit un jeune prince pénétrant la cruelle noblesse russe après s’être soigné en Suisse. Sa naïveté et son honnêteté à toute épreuve l’entraîneront à sa perte (on est dans la tragédie, je ne dévoile rien). Ça peut être un bon roman pour commencer à lire Dostoievski car il est plutôt léger. Mon préféré restant Crime et châtiment.

L’épopée du buveur d’eau – John Irving

Quand on a tant aimé un auteur, on est d’autant plus cruel quand celui-ci nous déçoit. Irving a été mon idole d’adolescente, je voulais devenir écrivain comme lui et m’entraînait à écrire des nouvelles qui parlaient d’ours, de New Hampshire, de lutte, et de saga familiale… Depuis des années, ses « nouveaux » romans ne me font plus vibrer, c’est au mieux toujours la même chose. J’ai été obligée de regarder la fiche du roman pour me souvenir de l’histoire. Et je me suis rappelée que j’avais plutôt détesté et vraiment eu du mal à terminer !

Les mystères de Paris – Eugène Sue (abandonné)

Après une telle déception, je m’étais dit que j’allais me divertir avec un roman léger à la Arsène Lupin. Sauf que ce n’est pas à la hauteur du célèbre justicier-cambrioleur, et j’ai même abandonné en cours. Ce qui ne m’arrive pourtant jamais !

Into the wild, L’histoire de mon frère – Carine McCandless

La sortie du livre de Jon Krakauer puis du film Into the wild ont provoqué de nombreuses polémiques aux États-Unis. Beaucoup accusaient Chris d’égoïsme et le ridiculisaient. Sa soeur, Carine McCandless a donc décidé de donner sa version des faits. Elle avait aidé le journaliste d’Outside et touché des droits d’auteur pour le premier livre mais avait tu certaines des raisons du départ de Chris, pour préserver sa famille. Elle livre ici les dernières raisons et les dessous de la sortie du livre, tout en étant fidèle à Jon Krakauer. Ce n’est pas un désaveu et c’est intéressant. Même si ce n’est pas aussi bien écrit, et parfois un peu impudique.

Walden ou la Vie dans les bois – Henry David Thoreau (abandonné)

Oui, Christopher McCandless m’a hantée cette année… J’ai eu envie de lire – comme lui – ce philosophe américain du XIXème. Walden ou la Vie dans les bois était son livre de chevet. Thoreau y raconte son expérience jusque boutiste de vivre seul en autonomie dans un petit chalet qu’il a construit. Son côté donneur de leçon m’a un peu lassée. Et comme je lisais la nuit, j’avais besoin de me tenir un peu en haleine ! J’ai donc mis de côté Walden mais je reprendrai sûrement plus tard.

Journal d’un fou – Nicolas Gogol

Une nouvelle qui porte bien son nom, c’est le journal intime d’un fou. Je n’ai ni aimé ni détesté…

Va et poste une sentinelle – Harper Lee

J’avais adoré Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, un grand classique de la littérature américaine. Cette suite controversée était annoncée comme assez décevante par de nombreux critiques. Mais j’avais envie de retrouver Scout, Jem, Atticus, Dill

Ce roman retrouvé n’est pas à la hauteur du premier, c’est sûr. Mais quel plaisir de se replonger dans l’écriture d’Harper Lee et de côtoyer à nouveau des personnages aimés ! Rien que pour ça, je le recommande aux fans.

Tendre Jeudi – John Steinbeck

Sorti après À l’est d’Eden, Tendre Jeudi est en fait la suite de Rue de la Sardine. Je les ai donc lus dans le désordre. Cela dit, c’est une histoire à part, simplement avec des personnages déjà existants. On suit les petites aventures et les frasques d’une communauté un peu marginale de Monterey, articulée autour de Doc, un scientifique original, qui revient de la guerre. C’est beaucoup plus léger que bien des romans de Steinbeck. Mais il dépeint toujours aussi justement les rapports humains et certaines classes sociales américaines.

Rue de la Sardine – John Steinbeck

Après Tendre Jeudi, que j’ai beaucoup aimé, j’avais envie de continuer à vivre avec Doc, Mack, Lee Chong… Alors je me suis plongée dans la lecture de Rue de la Sardine, écrit dix ans plus tôt par Steinbeck. C’est également très léger.

La liste étant assez longue (26 livres), j’ai préféré la découper en deux parties. La suite sera publiée la semaine prochaine !

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