Windsurf : et si vous testiez ce sport outdoor ?

Cet article est rédigé par Carole, alias @caco_milou sur Instagram. Elle a également écrit : l’île d’Oléron hors des sentiers battus et Partir en surf trip avec un bébé

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un sport assez peu pratiqué : le windsurf. Parlez de Robby Naish ou de Jenna de Rosnay à vos parents, et je suis certaine que des images leur viendront à l’esprit. La planche à voile était très démocratisée dans les années 80, mais c’est un sport aujourd’hui peu médiatisé.

 

Jenna en couverture de Elle, 1983

Je me suis tournée vers le windsurf il y a 10 ans, après avoir beaucoup pratiqué la voile petite (optimist), et avoir enseigné le dériveur et le catamaran quand j’étais étudiante lors des saisons d’été. J’ai alors fréquenté d’autres moniteurs qui pratiquaient la planche, et j’ai tout de suite voulu m’y mettre. A cette époque, je commençais à me débrouiller également en surf et j’ai vite compris que ces deux sports étaient complémentaires : quand le vent est fort et que c’est impraticable en surf, plus obligée de rester sur mon canapé, je peux sortir mon matériel pour aller naviguer en windsurf !

C’est aussi le moment où j’ai rencontré mon futur conjoint qui est passionné (et même dépendant…), et je me suis rapidement rendue compte qu’il allait falloir composer avec ça. Rester sur la plage à faire la groupie ou dans la voiture pendant la tempête à le regarder n’allait pas me plaire longtemps, donc autant tenter de progresser pour partager cette passion !

Pourquoi se mettre au windsurf ?

Le windsurf est un sport très complet. Vous travaillerez tout le corps, mais également votre équilibre et votre concentration. Vous apprendrez à vous repérer dans l’espace, et à développer un “sens marin” car vous devrez vous intéresser à tous les paramètres : vent, courants, vagues, coefficients de marées… Comme tous les supports en voile, il faut toujours anticiper, être humble par rapport aux éléments, mais également être très soigneux sur la gestion de son matériel.

Si vous aimez les sports de nature, le contact avec la mer, les sensations de glisse, les pratiques qui vous permettent de vous défouler et vous vider la tête, foncez !

En prime, vous rencontrerez des gens adorables, de toutes générations. Car oui, et c’est un point qui m’a vraiment surprise quand je m’y suis intéressée sérieusement, il y a dans le milieu du windsurf une ambiance bienveillante et familiale. Vous trouverez toujours quelqu’un pour vous aider, vous conseiller, garder un œil sur vous quand vous êtes à l’eau, ce qui est très rassurant au début.

Le bonheur de naviguer dans l’eau chaude d’Ibiraquera au Brésil.

Oubliez le “c’est trop tard, maintenant, j’ai passé l’âge…” : j’ai commencé à 24 ans, ce qui n’est pas très jeune par rapport à tous mes copains qui en faisaient depuis le collège. Vous verrez, sur les spots il y a des pratiquants de tous âges. Je me souviendrais toujours d’une session au Nord du Portugal il y a 8 ans où je tirais des bords avec une mamie allemande qui avait au moins 70 ans, elle rayonnait !

Comment débuter le windsurf ?

Pour les personnes qui n’ont absolument aucune connaissance du milieu marin, qui n’ont jamais pratiqué la voile, il est essentiel de débuter avec des professionnels dans une école de voile. C’est une question de bon sens, mais tant que vous n’arriverez pas à gérer votre matériel, partir et revenir à votre point de départ, il n’est pas raisonnable de pratiquer seul, vous risquez de vous mettre en danger ou de vous faire peur.

Comme c’est plus agréable quand il fait chaud, profitez de la belle saison ou du moins de Septembre pour vous offrir un stage pour découvrir cette discipline pendant vos vacances, dans une école de voile ou dans un centre UCPA par exemple. Vous y trouverez du matériel récent et léger, et les conseils précieux de moniteurs formés et professionnels.

© Frederic Michel — Le nouveau matériel très léger change la vie des planchistes débutants ! Les voiles gonflables IRIG de chez North utilisées par Explore Windsurf School.

L’école de voile Explore Windsurf School, itinérante en Charente-Maritime, propose des formules originales basées sur des petits groupes pour favoriser l’apprentissage sur du matériel adapté. N’oubliez pas que vous pouvez pratiquer sur un lac, donc même si vous passez des vacances loin du bord de mer, une école de voile n’est peut-être pas loin !

Si vous vivez près de la côte ou d’un plan d’eau intérieur, vous trouverez également des formules permettant une pratique à l’année, le soir ou le week-end. En Charente-Maritime, le club nautique d’Angoulins propose ce type d’abonnements qui permet à un public adulte de pratiquer toute l’année à des créneaux adaptés, en mixant cours et pratique libre surveillée. Pour moi c’est l’idéal si vous accrochez après un premier stage de découverte et que vous souhaitez progresser. Et pas d’excuses pour les citadins, il y a des clubs de voile à Nantes ou à Paris !

Une de mes amies a commencé comme ça, à 35 ans,avec un boulot très prenant et trois enfants en bas âge. Elle a persévéré et elle prend vraiment du plaisir. J’adore l’écouter me raconter ses sorties et ses premières sensations de planning, je suis tellement fière d’elle !

Une fois que vous serez assez en confiance et autonome, à vous les sessions dans les petites vagues !

L’autre possibilité est de prévoir des vacances d’hiver au soleil avec une semaine dédiée à la découverte du windsurf : Canaries, Guadeloupe, Martinique, Brésil, Crète… C’est plus cher mais je vous assure que dans de l’eau chaude, on persévère encore plus !

Quelques destinations testées et approuvées (attention, toutes ne sont pas l’idéal pour débuter) : Cap Vert, Fuerteventura, Portugal, Andalousie, Brésil, Hawaii, Barbade… Le bonheur de pouvoir naviguer dans de l’eau à 28°C !

L’aérial est la manoeuvre que je rêve de faire un jour… Jean Mat en Galice le mois dernier.

De mon côté, comme j’avais déjà les bases, j’ai acheté ma première planche et ma première voile, et j’allais naviguer le soir après le travail quand les conditions s’y prêtaient. J’ai eu la chance de partir peu de temps après sur l’île de Maui et je n’ai fait presque que ça pendant trois mois. C’était très intensif, ce qui a bien boosté ma progression. Au retour j’étais complètement autonome et je pouvais commencer à aller dans les vagues.

Un matériel adapté vous permettra de naviguer dans toutes les situations : ici enceinte de 7 mois, avec un stand up gonflable et une petite voile de vagues.

Et après ?

Si les premières sorties vous plaisent et que vous souhaitez continuer régulièrement, l’achat de votre propre matériel sera une étape importante. Faites-vous aider par des pros ; c’est à dire dans des magasins spécialisés ou par des gens qui s’y connaissent vraiment, pas par le copain du copain qui a du matériel à revendre qui ne sera pas forcément adapté à votre niveau et votre gabarit ! Tournez-vous vers du matériel d’occasion pour débuter, car le matériel neuf est vraiment cher. Les fabricants ont fait d’énormes progrès, vous trouverez du matériel de 2 à 3 ans léger et solide.

Ayant un petit gabarit, je vais par exemple cette année m’orienter vers une nouvelle gamme de voiles spécialement conçues pour les “petits / légers”, mais avec des finitions aussi pointues que les autres voiles haut de gamme de la marque. J’ai hâte de les tester !

Persévérance en windsurf !

Il ne faut pas se mentir, certaines sorties peuvent être ingrates, et la progression, comme en surf, ou en escalade, est parfois frustrante, avec des semaines sans avoir la sensation de s’améliorer… Mais une fois le stade du planning au harnais et du waterstart passés, c’est un nouveau monde qui s’offre à vous ! Vous pourrez alors diriger votre pratique vers ce qui vous plaît le plus : vitesse, vagues…

Pour ma part, c’est la navigation dans les vagues que j’adore, comme je le disais au début, c’est très complémentaire au surf et les sensations sont vraiment dingues.

L’ île d’Oléron offre de superbes conditions de navigation, des spots faciles, et certains plus techniques !

Comme pour les autres sports, n’hésitez pas à reprendre un ou deux cours particuliers quand vous avez l’impression de stagner dans votre progression, pour vous aider à corriger les blocages ou certains réglages. Et n’oubliez pas qu’un cours avec un pro vous sera plus bénéfique que des conseils de votre entourage : les remarques sont parfois dures à entendre quand elle viennent de notre copain ou de notre papa car l’affectif entre en jeu !

Et pensez à vous écouter… De mon côté ma faiblesse est mon manque d’engagement pour sauter : je peux aller dans des grosses vagues, sortir dans du vent vraiment fort, mais à part des petits sauts de cabri, mon cerveau refuse d’accepter de monter en l’air à plus d’1m par peur de me blesser à l’atterrissage. J’y travaille doucement, ça viendra peut être, et si ce n’est pas le cas tant pis, au moins je progresse sur les autres aspects !

N’hésitez surtout pas à poser vos questions en commentaires, je me ferais un plaisir d’y répondre !

Enfin, voici quelques liens pour organiser un voyage autour du windsurf ou trouver une école de voile…

Si vous aussi souhaitez partager votre passion avec les lectrices de Trendy Mood, envoyez votre article à noemi@trendymood.com !

2 commentaires sur “Windsurf : et si vous testiez ce sport outdoor ?

  1. Merci pour cet article ! Compagnon dépendant aussi :) Du coup je m’y mets depuis quelques mois et j’avoue qu’il y a un côté addictif à cette pratique. Je m’initie du côté de Leucate, au Goulet. Un bassin idéal pour apprendre car on a pied presque partout !

  2. Merci Cindy pour ton message, effectivement au Goulet c’est très sécurisant d’avoir pied partout… par contre il faut dompter le vent fort et irrégulier. Si tu as l’occasion de venir en Aquitaine je te conseille le Lac d’Hourtin. Je te souhaite de bonnes sessions d’Automne !

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