Sport

Guide de survie au vélo de ville

Vélo de ville

Pour me rendre Paris vivable, il a fallu que je mettes en place des stratagèmes. L’un d’entre eux est d’éviter le métro autant que possible. J’ai depuis longtemps un vélo de ville que j’utilisais moins en habitant dans le 18ème, dans un immeuble sans local. Mais depuis que je suis à Boulogne dans une chouette résidence, accueillante pour les bicyclettes, je m’y suis remise. D’autant plus que j’ai vraiment attrapé le virus depuis que j’ai mon cyclo-cross.

On me dit souvent que rouler en vélo à Paris est ultra dangereux, c’est vrai. Mais en prenant quelques habitudes, on s’en sort ! Voici donc un petit guide issu de me pérégrinations à bicyclette dans la Capitale.

Soyez PRUDENT !

C’est le conseil le plus basique que je puisse donner. Nous sommes extrêmement vulnérables sur nos vélos et devons redoubler de vigilance. Une portière qui s’ouvre, une voiture qui déboîte sans mettre de clignotant, un piéton qui traverse n’importe où… ce sont des dangers qu’il est difficile d’anticiper. La seule façon de les éviter, c’est de ne pas rouler comme un dingue, de regarder partout et de garder une bonne distance avec les voitures.

Apprenez les rudiments du code la route

Ce n’est pas parce qu’on est en vélo – et donc potentiellement qu’on n’a pas son permis – qu’il faut ignorer le code de la route. Même sur piste cyclable, on est usager de la route et il y a des règles à respecter. Votre vie en dépend. Non, je ne dramatise pas. Si vous passez au feu rouge en même temps qu’une voiture, ou que vous grillez une priorité à droite vous ne faites clairement pas le poids. Petit rappel : à Paris, toutes les intersections sont des priorités à droite !

Et en plus les amendes sont chères. Je me souviens avoir dû payer 90€ car que je roulais sur un trottoir. J’avais trouvé ça hyper injuste parce que la route était sans piste cyclable et dangereuse mais c’est comme ça .

Portez un casque

Alors oui, c’est moche et c’est chiant. On ne peut pas avoir de jolies coiffures, ça fait les cheveux tout plat, c’est encombrant. Mais, ne vous posez pas la question : portez un casque.

Je suis tombée sur route en CX et ma tête a tapé le sol, si je n’avais pas eu de casque… un traumatisme crânien a de très lourdes conséquences. Non non, c’est inutile de discuter, portez un casque !

Prenez votre place

La route appartient à tout le monde, autant à cet imbécile dans sa caisse de co****d, qu’à vous avec votre bicyclette !

Au début en vélo, on fait l’erreur de rouler très à droite pour laisser les gens passer. Depuis que je fais du vélo de route, j’ai arrêté. Les rues sont souvent défoncées sur la droite et on risque donc de tomber. Rouler moins à droite incite les voitures à vous doubler vraiment et donc à ralentir pour le faire.

Personnellement, sur les passages dangereux, je roule presque au milieu de la route. Je me fais souvent klaxonner mais je m’en fous, je préfère ça que de tomber et taper la voiture qui me serrait trop. D’autant plus que sur certains passages, on ne roule pas beaucoup moins vite que les automobilistes donc ils peuvent nous doubler comme n’importe quel autre véhicule.

Avertissez les piétons

Ah… les piétons… En vrai, ils m’agacent prodigieusement à marcher sur NOS pistes cyclables ! (En vrai, les piétons ont toujours la priorité.) Sauf que ces fameuses pistes sur les trottoirs sont assez mal fichues. Et si nous y sommes habitués en tant que cyclistes, ce n’est pas le cas de tous les piétons, encore moins des touristes.

Alors ayons pitié de ces marcheurs, errant comme des âmes en peine ! Servez-vous de votre sonnette, si besoin rajoutez un petit « attention » et souriez, ça ne coûte rien. Vous pourrez même rajouter un « merci » si la personne s’est poussée, ça non plus ça ne coûte rien (surtout si vous n’êtes pas parisien ; les parisiens eux, ont un crédit de « merci » dans la journée…).

Préparez votre trajet

Chercher son chemin, faire demi-tour, tourner au dernier moment, s’arrêter sur la route pour vérifier son itinéraire… ces comportements sont à la fois dangereux et stressants. Alors si vous ne connaissez pas votre trajet sur le bout de doigts, aidez-vous d’un GPS.

J’ai testé plusieurs solutions avant de trouver la bonne. Au début, j’utilisais Google Maps avec l’itinéraire vélo, dans mes écouteurs. Mais cette version est vraiment pourrie et peu adaptée aux vélos et en plus je me trompais souvent en entendant mal les explications (qui arrivaient parfois trop tard ou déformées).

Je me suis donc achetée un porte téléphone étanche B’Twin et c’est parfait. Il est maintenu au guidon par une vis donc je ne risque pas de me le faire arracher. Côté application, j’utilise Geovelo, pour le moment, c’est ce que j’ai trouvé de mieux.

N’écoutez pas de musique !

Ni de podcast, ni votre mère… enlevez ce casque audio, laissez tranquille votre téléphone et concentrez-vous sur la route, sur les sons de la ville. Soyez alerte ! On ne peut vraiment pas se couper de ces bruits.

Gardez votre sang froid !

C’est parfois difficile. On est confronté à des gros débiles, des gens de mauvaise foi, qui s’énervent, qui insultent. Joyeux programme.

Néanmoins, ça ne sert absolument à rien d’agir de la même manière. Au contraire, si on arrive à se détacher de tout ça, on passe un bon moment, à l’air libre, au guidon de son destrier. Ça fait travailler le corps et la tête, voir la ville sous un autre angle. Et surtout, on évite le métro, sa saleté et sa concentration d’êtres humains incivilisés !

N’investissez pas trop…

Je ne connais pas un ami avec un beau vélo qui ne le se soient pas fait voler. C’est très triste mais malheureusement c’est une donnée à prendre en compte. Personnellement, je ne me déplace jamais avec mon CX dans Paris si je dois l’attacher dans la rue ou le laisser sans surveillance, mais j’utilise toujours mon vélo de ville. Il a été acheté sur ebay à 60€. C’est un vieux Peugeot très confortable, qui tient bien la route (et qui perd régulièrement des pièces…). J’ai acheté un antivol assez simple, et j’essaye d’être détachée émotionnellement de mon vélo ! Cela dit, ça fait bientôt sept ou huit ans que je l’ai et tout va bien, je m’en suis sortie. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas votre cas !

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9 Commentaires

  1. Très bon conseils ! Je fais du vélo à Londres depuis 5 ans et je confirme, les deux meilleurs conseils sont de ne pas coller le trottoir et porter un casque. Bizarrement les londoniens semblent beaucoup moins coquets que les parisiens, quasiment tout le monde porte un casque et des vêtements de visibilité en hiver.

  2. Milkandfj dit

    Pouce en l’air :). Et le conseil qui est le moins souvent donné est de prendre sa place sur la route, c’est très important. Petit à petit les automobilistes prennent conscience de notre présence sur la route content ou pas. Faut assumer cette place et bientôt ce sera devenu naturel pour tout le monde.

  3. ne pas rouler trop à droite…je ne savais pas. Ce matin je me mettrai bien au milieu ;)
    J’ajouterai peut être bien signaler en étirant son bras lorsque l on veut tourner et qu on est ( malheureusement) hors piste cyclable.
    sympa cet article

    • Oui tu as raison, au début on se sent un peu timide mais c’est clair que c’est hyper important de montrer clairement où on va !

  4. Faire du vélo en villa : la belle affaire !!
    J’ai commencé pour ma part à bruxelles, et je crois que ça a été en grande partie un élément de mon coup de coeur pour cette ville !
    Maintement, je suis en pleine campagne et montagne, donc le vélo, pour le moment, c’est noway, sinon, faut être prêt à faire une étape du tour de France (dénivelé + longueur)… ça me manque pas mal ! Mais je crois que ça m’incite à aller en vélo en ville, visiter à vélo, c’est cool je trouve !
    Merci poour tes articles vélos : hâte de connaitre la suite :)
    Alix
    [lien supprimé]

  5. Sans permis, c’est un moyen de se déplacer très plaisant sauf en cas de vent/ pluie intense/ Bretagnejetaime/de conducteurs auto égoïstes et… les diesels mon Dieu comment on peut respirer avec ces odeurs. Je suis certaine daviir un cancer dici peu . Sinon, les trottoirs sont finalement les endroits les moins dangereux pour les cyclistes car les « pistes » cyclables et la route euh… c’est presque l’accident assuré dommage

    • Alors pour les gaz d’échappement, tu peux t’acheter un masque. Et sinon franchement, je roule sur route et sur pistes depuis 10 ans et ça va, il ne faut pas dramatiser ! D’autant plus que le vélo se démocratise énormément et les voitures sont habituées. ;-)

  6. Moi je suis #TeamVelib comme ça je ne stresse pas de me le faire voler, et je n’ai pas de local dans mon immeuble malheureusement. Au début c’est hyper stressant de rouler à Paris mais on s’y fait super vite, il y a des pistes presque partout donc c’est vraiment une question d’habitude, et quel sentiment de liberté ! C’est aussi le meilleur moyen de profiter de la beauté de la ville, et d’apprendre à mieux la connaître (avec le métro j’avais du mal à « lier » les quartiers entre eux, je me rendais pas compte de la proximité des différents lieux), et c’est souvent un vrai gain de temps en plus par rapport au métro. En bref, ca vaut vraiment le coup de s’y mettre !

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