Un grand week-end à Istanbul

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Le temps passe trop vite ! En partant d’Istanbul, je me disais que ce ne serait bientôt qu’un lointain souvenir et à peine deux semaines plus tard, c’est déjà du passé. Il me reste quand même en tête, les bruits et les odeurs de cette ville si particulière, à la croisée des mondes. 

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Istanbul, c’est le Bosphore, qui sépare la ville en deux, sur deux continents différents : l’Europe d’un coté, l’Asie de l’autre. On y fait une petite croisière, histoire de se reposer les pieds. On admire les rives, parfois « bobo », parfois huppées, et on se dit qu’on reviendra une autre fois pour profiter aussi des petites terrasses sur ces petits ports qui donnent envie de passer la soirée, presque les pieds dans l’eau.

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Il y aussi les pêcheurs, sur le pont Galata, qui passe leurs journées à attraper du poisson.

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Si je dois retenir une chose d’Istanbul, c’est la multitude d’odeurs ! A chaque coin de rue, nos narines sont sollicitées… Kebab, marrons, pain grillé, jus de fruits, poisson… ça donne faim ! Et tout est bon !

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Istanbul, c’est aussi le choc des cultures. On croise des femmes en mini-jupe et talons hauts à coté des grandes silhouettes noires de celles qui portent le voile intégral, des Afghans aux yeux sublimes qui font la manche, des vieux messieurs qui cirent les chaussures ou d’autres qui affutent les couteaux. Il y a beaucoup de touristes, de toutes les nationalités, et notamment des américains qui se jettent par terre dans les mosquées pour prendre des photos en contre-plongée. Et c’est drôle. Les hommes se tiennent bras dessus-bras dessous. Les Turques ne savent pas se repérer sur une carte mais se font un plaisir de nous aider à nous diriger (même si c’est un peu hasardeux), ils parlent anglais avec un accent aussi mauvais que le mien ce qui fait que nous arrivons à nous comprendre.

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Et puis il y a les mosquées, partout, magnifiques… C’était la première fois que je mettais les pieds dans un pays musulman, je n’oublierai jamais la clameur du premier appel à la prière, à cinq heures du matin. C’était magnifique et pendant ces trois jours et demi, je ne me suis jamais lassée des chants des muezzin.

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Où dormir à Istanbul ?

Il y a beaucoup d’hôtels mais nous avions vérifié sur airbnb s’il n’y avait pas des appartements corrects pour les mêmes prix. Il y en a pour toutes les bourses et nous avons choisi celui de Sonay, parce qu’il avait une terrasse sur toute la ville et qu’il se trouvait juste à côté de la place Taksim. C’est l’emplacement idéal, le soir, on est dans le quartier très vivant, avec beaucoup de resto, de bars, pas loin non plus d’un quartier un peu bobo mais très sympathique et un peu moins touristique. On peut aller à pied jusque dans le vieil Istanbul, si on aime marcher (il faut compter une petite heure de promenade dans les ruelles, personnellement ça fait partie de ce que j’aime).

L’appartement sur airbnb de Sonay, que je vous recommande vivement. Il est situé au sixième étage d’un immeuble qui surplombe quasiment tous les autres et la terrasse est immense. Un apéro avec le soleil qui se couche sur la ville, les mouettes, les odeurs de viande grillée… C’est le bonheur.

Istanbul - Voyage pour un week-end

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Où manger à Istanbul ?

Il y a des vendeurs de kebabs partout, donc vous n’aurez pas de difficulté à trouver un endroit pour grignoter sur le pouce. On les a choisi au hasard en général et même ceux qui se trouvaient dans les endroits les plus touristiques étaient bons ! La viande n’a rien à voir avec celle toute grasse de nos vendeurs ici à Paris. Les prix sont très bon marché.

Si vous avez envie d’un peu plus haut de gamme, je vous conseille chaudement deux restaurants, tous les deux dans le quartier de Beyoglu. Le premier c’est celui apparemment un peu « pipaule » de la ville si on en croit les photos des stars locales avec le patron, accrochées aux murs. Il faut aimer la viande évidemment, il y a un immense barbecue avec une cheminée au centre de la pièce et le cuisinier prépare les grillades tout au long de la soirée. C’est un régal ! Zübeyir Ocakbasi – Bekar Sokak 28.

Le second sert des kebab améliorés et des spécialités locales, notamment des plats de viande du sud-est de la Turquie. Tout est servi avec du pain maison très beau à voir. Le patron parle le français, il est très commerçant mais pas relou, il n’insiste pas si on ne veut pas de sa super promo qu’il nous fait rien que pour nous. C’était très très bon aussi. Medi Sark Sofrasi – Kuçuk Parmak Kapi Sokak 46a.

Pour les gourmands, vous devez absolument tester la Mecque de la pâtisserie : Saray Muhallebicisi ! Bon, nous on y a été deux fois parce qu’on voulait continuer à goûter à d’autres desserts ! Sur quatre étages, dans Istiklal Cadesi (la très grande rue piétonne d’Istanbul), vous pourrez manger et goûter. Il y a des pâtisseries orientales mais aussi des flans de toutes sortes, vraiment difficile de faire un choix ! Saray Muhallebicisi – Istiklal Cd 173.

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Que faire à Istanbul ?

Je ne vais pas vous faire de city guide cette fois car j’ai bêtement suivi les recommandations du Routard. Tout dépend si vous êtes plutôt visites ou balades. Moi j’ai mixé les deux avec des visites de mosquées notamment Sainte Sophie et la Mosquée Bleue, une croisière sur le Bosphore et des promenades sur les marchés et dans les petites rues. Trois jours, c’est court pour visiter Istanbul et profiter de toutes les richesses de la ville. Mais c’est déjà bien pour goûter à la saveur doucereuse de cette ville qui fait rêver.

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Toutes les photos de l’article ont été prises avec mon Nikon FM2, une pellicule Fujicolor 200 Asa (excepté le panoramique). Mon prochain défi : un voyage en 100% argentique !

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